Être persanophone aujourd'hui
Le Fârsi (persan), appartient à la famille des langues irano-aryennes (indo-européenne).
En Iran (Alphabétisation : 80% en 1996 (contre 59% en 1976), Afghanistan et Tadjikistan, une population totale de plus de 93 millions d'habitants dont 50 % a le persan comme langue maternelle pratique cette langue. Regain d'intéret pour cette langue au Caucase et en Asie Centrale, dans les Républiques récemment libérées de l'emprise soviétique.Sous plusieurs formes, il est pratiqué depuis dix siècles sur une aire géographique étendue, comprenant principalement aujourd'hui les pays d'Iran, d'Afghanistan et de Tadjikistan ; c'est ainsi qu'il a été en contact avec toutes les grandes langues du Proche et du Moyen-Orient; en particulier, il a beaucoup échangé avec la langue arabe. Il a été aussi pendant plusieurs siècles la principale langue de culture de l'Inde du Nord, de l'Asie centrale et de l'Asie mineure. Il y a donc tout intérêt à coupler son étude avec celle d'une de ces langues voisines.
En revanche, conçu comme un apport scientifique et une ouverture culturelle sur une région stratégique du monde moderne, le cursus de Persan offre une qualification originale, d'autant plus qu'il doit être pensé pour une aire géo-culturelle qui dépasse l'Iran pour couvrir aussi le Kurdistan, l'Afghanistan, l'Asie centrale, et, au-delà, le monde turc, le monde arabe et le monde indien.
L'écriture :
Le persan s’écrit avec des caractères arabes bien que certaines lettres se prononcent de façon différente. Mais surtout, le persan a ajouté trois lettres faisant défaut à l’arabe : le « p », le « g » et la lettre « tch ».Deux types principaux de calligraphies sont en usage : le nasr, droite, la plus courante et classique, celle qui est utilisée pour l’imprimerie et la dactylographie ; et le nastaliq, beaucoup plus élégante, ornementée, véritablement dessinée. C’est le nastaliq qui est la base de l’art de la calligraphie - dimension importante de l’art arabo-musulman.
La diaspora iranienne dans le monde : D’après « Persian Diaspora Census », 1996
| Afrique du Nord et Egypte | 20.000 |
| Afrique du Sud | 5.000 |
| Allemagne | 110.000 |
| Amérique du Sud et Amérique centrale & Reste du monde | 50.000 |
| Autriche | 60.000 |
| Autriche | 15.000 |
| Belgique | 6.000 |
| Canada | 75.000 |
| CEI | 50.000 |
| Chine | 10.000 |
| Chypres | 2.000 |
| Danemark | 10.000 |
| Emirats Arabes Unis & Bahrein | 560.000 |
| Espagne & Portugal | 15.000 |
| Etats-Unis | 1.560.000 |
| Europe de l’Est | 50.000 |
| Finlande | 2.000 |
| Grande Bretagne | 80.000 |
| Grèce | 20.000 |
| Inde | 60.000 |
| Irak | 250.000 |
| Israël | 50.000 |
| Koweït | 20.000 |
| Liban | 50.000 |
| Norvège | 6.000 |
| Pakistan | 40.000 |
| Pays Bas | 6.000 |
| Philippines, Corée & Japon | 50.000 |
| Suède | 15.000 |
| Suisse | 6.000 |
| Syrie | 50.000 |
| Turquie | 500.000 |
| Total | 3.665.000 |
"Diaspora iranienne en France : changement et continuité", Vida Nassehi-Behnam, Les Cahiers d'Etudes sur la Méditerranée Orientale et le Monde Turco-iranien, n° 30 Juin-Décembre 2000 sur Les diasporas, le monde turco-iranien et la Méditerranée orientale, pp. 135-149.
Cet article examine les spécificités de la diaspora iranienne en France et ses impacts sur le processus de l’adaptation et d’intégration des différentes catégories. On y discute notamment de l’évolution de l’institution familiale en exil : le changement de rôle, de statut et de relation entre les membres de la famille, l’apparition d’un fossé de génération qui est accentué par la différence culturelle et la défaillance des méthodes pédagogiques parentales. Il est question de l’émergence d’une nouvelle génération, poly-identitaire et transnationale, qui a créé des relations fondées plutôt sur des appartenances contemporaines qu’ancestrales.
Les éthnies en Iran :
1. Persans: 50% de la population.
2. Turcs Azeris: 20%
3. Kurdes: 8%
4. Divers: 22% dont Baloutches, Arabes, Turkmènes, Juifs et de petites ethnies chrétiennes, arménienne et assyro-chaldéenne.
5. Réfugiés: 2 millions(?) d'Afghans, souvent shi'ites et persanophones.Répartition etnique de la population (estimation 1990 : total = 54.700.000)
Groupe iranien en millions
Persans 26
Kurdes 5,5
Guillanis 3
Mazandaranis 2
Bakhtiars 900.000
Lors 2,4
Baloutches 1,2
Total 49,1Groupe Turc en millions
Azéris 9.500.000
Turkmènes 800.000
Total 10,3Arabes : 1,2 (sur la frontière irakienne et aux bordures du Golfe Persique).
Répartition religieuse en Iran : Estimation 1990 :
Musulmans Chi'ites: près de 85%
Musulmans Sunnites 2% à 15% (majorité des Kurdes et des Baloutches et Turkmènes et villes du Golphe) (Source: Atlas des peuples d'Orient, p. 125).Pourcentage des Chrétiens :
Le recensement de 1956 l'Iran comptait 18,9 millions d'habitants dont 115.000 chrétiens 65.000 juifs 16.000 zoroastriens
D'après les chiffres de l'Atlas de l'Iran, B. Hourcade, p. 34 et 76, voici la répartition des autres minorités religieuses en Iran.
| Année | Millions d'hab. | Chrétiens | Juifs | Zoroastriens |
| 1966 | 25.8 | 149.000 |
61.000 |
20.000 |
| 1976 | 33.7 | 169.000 |
62.000 |
21.000 |
| 1986 | 40.5 | 98.000 |
25.000 |
19.000 |
| 1996 | 60.1 | 78.000 |
12.000 |
30.000 |